IDCC 1501 · Hôtellerie, restauration et loisirs
Convention collective Restauration rapide
Convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars 1988
L'essentiel
La convention collective Restauration rapide porte le numéro IDCC 1501 et couvre 171 010 salariés selon le ministère du Travail. En bref, d'après les réponses du ministère du Travail :
- Durée de la période d'essai : Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à : Employés : 2 mois. Agents de maîtrise : 3 mois. Cadres : Durée de la période d’essai initiale : 4 mois. Durée totale de la période d’essai avec renouvellement : 6 mois.
- Préavis de démission : En cas de démission, la durée du préavis est égale à : Pour les ouvriers : 8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois. 1 mois, pour une ancienneté égale ou supérieure à 6 mois. Pour les employés : 8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois. 15 jours, pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans. 1 mois…
- Préavis de licenciement : En cas de licenciement, la durée du préavis est égale à : Pour les ouvriers et les employés : 8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois ; 1 mois, pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans ; 2 mois, pour une ancienneté supérieure à 2 ans ; Pour les agents de maîtrise : 1 mois…
Grille de salaires Restauration rapide 2026
Grille bientôt disponible. Nous ne publions une grille de salaires qu'après avoir vérifié chaque ligne avec le texte officiel ; celle de cette convention ne l'est pas encore.
Dernier accord sur les salaires en vigueur au niveau national : Avenant n° 72 du 5 juin 2025 relatif aux minima conventionnels, applicable depuis le 1er juin 2025.
Le salaire ne peut jamais être inférieur au SMIC : montants du SMIC en brut et en net.
Période d'essai
Quelle est la durée maximale de la période d'essai dans la convention Restauration rapide ?
Durées de la période d'essai
La durée de la période d'essai varie selon le type de contrat de travail.
À noter : La durée de la période d’essai du contrat de travail à temps partiel est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat qui a été conclu. La période d'essai d'un salarié à temps partiel ne peut pas avoir une durée calendaire supérieure à celle du salarié à temps complet.
CDI
Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à :
Employés : 2 mois
Agents de maîtrise : 3 mois
Cadres :
Durée de la période d’essai initiale : 4 mois
Durée totale de la période d’essai avec renouvellement : 6 mois.
À noter : La catégorie professionnelle du salarié est habituellement mentionnée sur le bulletin de salaire (et/ou sur le contrat de travail).
CDD
La durée de la période d’essai des CDD varie en fonction de la nature du contrat.
Si le contrat a un terme précis :
CDD de 6 mois maximum : 1 jour par semaine de travail, sans dépasser 2 semaines de période d’essai
CDD de plus de 6 mois : 1 mois maximum
Si le contrat n’a pas de terme précis, la durée de la période d’essai est fixée par rapport à la durée minimale du CDD, librement établie et précisée dans le contrat de travail.
Exemple :
Durée minimale prévue dans le CDD | Durée de la période d’essai |
1 semaine | 1 jour |
4 semaines (1 mois) | 4 jours |
8 semaines (2 mois) | 8 jours |
12 semaines (3 mois) | 12 jours |
16 semaines (4 mois) | 2 semaines |
20 semaines (5 mois) | 2 semaines |
24 semaines (6 mois) | 1 mois |
Contrat de mission (intérim)
La durée de la période d’essai est fixée par un accord d’entreprise, ou à défaut par le Code du travail.
D'après le Code du travail, la durée de la période d’essai dépend de la durée du contrat de mission (intérim) :
Contrat de mission de 1 mois maximum : 2 jours
Contrat de mission de 1 à 2 mois : 3 jours
Contrat de mission de plus de 2 mois : 5 jours
Autres contrats
Contrat d’apprentissage
Le Code du travail n’évoque pas la période d’essai du contrat d'apprentissage.
Toutefois, il prévoit que le contrat peut être librement rompu par l’employeur ou l’apprenti (et son représentant s’il est mineur) pendant les 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectuée par l'apprenti.
Contrat de professionnalisation
La durée de la période d’essai du contrat de professionnalisation est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat conclu.
Contrat de portage salarial
La durée de la période d’essai du contrat de portage salarial est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat conclu.
Attention : Les informations présentes sur cette page sont issues de l’analyse des règles prévues par votre convention collective de branche étendue et par le Code du travail. Elles s’appliqueront sauf si une convention ou un accord d’entreprise (ou de groupe, ou d’établissement) existant dans votre entreprise prévoit également des règles sur le même sujet.
En effet, dans ce cas, la durée de la période d’essai initiale prévue par l’accord d’entreprise s’appliquera, qu’elle soit plus courte ou plus longue que celle prévue par la convention de branche à condition qu’elle ne dépasse pas celle prévue par le code du travail.
L'employeur et le salarié peuvent toujours fixer, dans le contrat de travail, une durée plus courte, qui s'appliquera.
Réduction ou suppression de la période d'essai
La durée de la période d’essai normalement prévue est automatiquement réduite dans les cas suivants :
En cas de poursuite du contrat de travail en CDI après la fin d’un CDD, la durée du CDD est déduite de la période d’essai du CDI.
En cas d’embauche après la fin du contrat de mission (intérim), la durée des missions effectuées par le salarié dans l'entreprise au cours des 3 mois précédant l'embauche est déduite de la période d'essai.
En cas d'embauche dans les 3 mois après un stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d'études, la durée de ce stage est déduite de la période d'essai. Celle-ci ne peut pas être réduite de plus de la moitié, sauf si un accord collectif prévoit des mesures plus favorables. Si cette embauche est effectuée dans un emploi correspondant avec les activités confiées au stagiaire, la durée du stage est déduite intégralement de la période d'essai.
Après la fin du contrat d’apprentissage, il ne peut pas y avoir de période d’essai en cas d’embauche en CDI, CDD ou contrat de mission (intérim), sauf si une convention collective ou un accord d’entreprise en prévoit une.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 26 septembre 2025 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 9 de la convention collective, Article L1242-10 du code du travail, Article L1243-11 du code du travail, Article L1251-14 du code du travail, Article L1251-38 du code du travail, Article L1221-21 du code du travail, Article L1221-19 du code du travail, Article L6222-16 du code du travail, Article L1221-24 du code du travail, Article L3123-5 du code du travail, Article L2261-23-1 du code du travail, Article L6222-18 du code du travail, Article L1221-22 du code du travail.
La période d'essai peut-elle être renouvelée ?
Les conditions de renouvellement de la période d’essai varient en fonction de la catégorie professionnelle à laquelle appartient le salarié.
Employés et agents de maitrise :
La période d’essai ne peut pas être renouvelée pour les employés et les agents de maîtrise.
Cadres :
Pour les salariés cadres, la période d’essai peut être renouvelée, pour la moitié de sa durée initiale. Ainsi, la durée totale du renouvellement ne pourra pas dépasser 6 mois.
Il faut que les 3 conditions suivantes sont remplies :
Le salarié est en contrat à durée indéterminée (CDI).
Le contrat de travail ou la lettre d'engagement prévoit le renouvellement de la période d’essai.
L’employeur et le salarié donnent leur accord pour le renouvellement, pendant la période d'essai initiale, par écrit ou par mail.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 26 septembre 2025 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 9, Article L1221-23 du code du travail, Article L1221-21 du code du travail, Fiche Question.
Préavis de démission et de licenciement
Quelle est la durée du préavis de démission dans la convention Restauration rapide ?
En cas de démission, la durée du préavis est égale à :
Pour les ouvriers :
8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois
1 mois, pour une ancienneté égale ou supérieure à 6 mois
Pour les employés :
8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois
15 jours, pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans
1 mois, pour une ancienneté supérieure à 2 ans
Pour les agents de maîtrise :
1 mois, pour une ancienneté inférieure ou égale à 2 ans
2 mois, pour une ancienneté supérieure à 2 ans
Pour les cadres :
3 mois, quelle que soit l'ancienneté du salarié
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 31 janvier 2024 (licence Etalab 2.0).
Texte de référence : Article 12 de la Convention collective.
Quelle est la durée du préavis de licenciement dans la convention Restauration rapide ?
Lors d'un licenciement, la rupture du contrat de travail n'intervient pas immédiatement.
Ce délai constitue le préavis pendant lequel le salarié continue de travailler (sauf dispense).
De quoi s'agit-il ?
Le préavis de licenciement est le délai entre la première présentation de la lettre de licenciement recommandée adressée au salarié et la date de fin de son contrat de travail.
Pendant le préavis, le salarié continue de travailler dans l'entreprise, dans les conditions habituelles, et de percevoir sa rémunération (salaire, primes éventuelles...).
Durée du préavis
La durée de préavis varie en fonction de l'ancienneté et de la catégorie professionnelle du salarié dans l'entreprise, dans les conditions suivantes :
Cas général
En cas de licenciement, la durée du préavis est égale à :
Pour les ouvriers et les employés :
8 jours, pour une ancienneté inférieure à 6 mois ;
1 mois, pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans ;
2 mois, pour une ancienneté supérieure à 2 ans ;
Pour les agents de maîtrise :
1 mois, pour une ancienneté inférieure ou égale à 2 ans ;
2 mois, pour une ancienneté supérieure à 2 ans ;
Pour les cadres :
3 mois, quelle que soit l'ancienneté du salarié.
Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde.
Travailleur handicapé
La durée du préavis de licenciement d'un travailleur handicapé correspond au double de la durée fixée pour les autres salariés, dans la limite de 3 mois.
Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde.
Point de départ du préavis
Le préavis commence le jour de la première présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement (même si le salarié n'a pas récupéré le courrier).
Dispense du préavis
Le salarié peut demander à ne pas exécuter son préavis, mais son employeur n'est pas obligé d'accepter. S'il accepte, l'employeur n'est pas obligé de verser l'indemnité compensatrice de préavis.
L'employeur peut aussi, de sa propre initiative, dispenser le salarié de préavis, alors que ce dernier ne lui en a pas fait la demande. Dans ce cas, le salarié ne peut pas s'y opposer, et doit percevoir une indemnité compensatrice de préavis, pour la période de préavis non effectuée.
Lorsque le salarié est dispensé d'effectuer son préavis, il peut se faire embaucher par une autre entreprise sans attendre la fin du contrat.
Report ou suspension du préavis
En principe, le préavis de licenciement court de date à date sans interruption, ni suspension. Dans certaines situations, il existe des exceptions qui peuvent suspendre le déroulement du préavis.
Congés payés
Dates des congés fixées avant la notification du licenciement
Des congés payés qui interviennent pendant le préavis et qui ont été demandés à l'employeur avant la notification du licenciement suspendent le préavis. Par conséquent, le préavis est prolongé d'une durée équivalente à celle des congés.
À noterLe préavis peut également être suspendu ou reporté en cas de commun accord entre l'employeur et le salarié ou si des dispositions conventionnelles le prévoient.
Dates des congés fixées après la notification du licenciement
Des congés payés qui interviennent pendant le préavis et qui ont été demandés à l'employeur après la notification du licenciement ne suspendent pas le préavis. Par conséquent, le préavis n'est pas prolongé d'une durée équivalente à celle des congés.
À noterLe préavis peut également être suspendu ou reporté en cas de commun accord entre l'employeur et le salarié ou si des dispositions conventionnelles le prévoient.
Licenciement notifié pendant les congés payés
Dans ce cas, le préavis ne commencera qu'après les congés payés.
À noterLe préavis peut également être suspendu ou reporté en cas de commun accord entre l'employeur et le salarié ou si des dispositions conventionnelles le prévoient.
Maladie
L'arrêt de travail pour maladie non professionnelle ne suspend pas et n'interrompt pas le cours du préavis.
Par conséquent, le préavis n'est pas prolongé. Le contrat s'achève à la date initialement prévue. Le salarié revient travailler si son arrêt maladie s'achève avant la date de fin de contrat (sauf dispense accordée par l'employeur).
À noterLe préavis peut également être suspendu ou reporté en cas de commun accord entre l'employeur et le salarié ou si des dispositions conventionnelles le prévoient.
Accident de trajet
L'arrêt de travail suite à un accident de trajet ne suspend pas et n'interrompt pas le cours du préavis.
Par conséquent, le préavis n'est pas prolongé. Le contrat s'achève à la date initialement prévue. Le salarié revient travailler si son arrêt de travail s'achève avant la date de fin de contrat (sauf dispense accordée par l'employeur).
À noterLe préavis peut également être suspendu ou reporté en cas de commun accord entre l'employeur et le salarié ou si des dispositions conventionnelles le prévoient.
Accident du travail ou maladie professionnelle
L'arrêt de travail pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle survenant en cours de préavis suspend le déroulement de celui-ci. Par conséquent, le préavis est prolongé d'une durée équivalente à celle de l'arrêt de travail.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 5 décembre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 12, Article L1234-1 du code du travail, Article L1234-2 du code du travail, Article L1234-3 du code du travail, Article L1234-4 du code du travail, Article L1234-5 du code du travail, Article L1234-6 du code du travail, Article L1234-7 du code du travail, Article L1234-8 du code du travail, Article L5213-9 du code du travail.
Primes, 13e mois, ancienneté et heures supplémentaires
Quelles primes prévoit la convention Restauration rapide (13e mois, primes) ?
Les principales primes prévues par la convention collective sont les suivantes :
Prime annuelle conventionnelle : les salariés, qui ont au moins 1 an d'ancienneté et sont inscrits à l'effectif de l'entreprise le jour de versement de la prime, ont droit à une prime annuelle conventionnelle. La prime est versée en une seule fois. Le montant brut de la prime annuelle conventionnelle est égal à :
Ancienneté continue dans l'entreprise
Montant brut
De 1 an à moins de 3 ans
215 €
De 3 ans à moins de 5 ans
285 €
De 5 ans à moins de 10 ans
365 €
De 10 ans à moins de 15 ans
475 €
À partir de 15 ans d'ancienneté
525 €
Le montant de la prime est calculé proportionnellement au temps de travail du salarié dans les cas suivants :
Les salariés à temps partiel ;
Les absences injustifiées de plus de 3 jours ;
Les absences pour maladie d'une durée de plus de 10 jours ;
Le congé sans solde d'une durée supérieure à 10 jours ;
Le congé non rémunéré.
La prime annuelle conventionnelle se rajoute aux autres éléments de rémunération versés dans l'entreprise à l'exception des primes ou gratifications ayant la nature de 13ème mois ou de prime d'ancienneté. Si cette prime ou gratification est d'un montant globalement inférieur au montant de la prime annuelle conventionnelle, l'entreprise devra compléter le versement à due concurrence.
Prime de blanchissage : si un modèle particulier de vêtements de travail est imposé et que le nettoyage est à la charge du salarié, ce dernier reçoit en remboursement de ses frais, une indemnité de blanchissage égale à 3,82 % du minimum garanti en vigueur dans la restauration, dans la limite de 151,67 heures.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 14 août 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 41, Article 44.1, Avenant n° 68 du 30 avril 2024 relatif à la prime annuelle conventionnelle, Article 2.
Existe-t-il une prime d'ancienneté dans la convention Restauration rapide ?
Ni le code du travail ni cette convention collective ne prévoient de prime d'ancienneté.
Un accord d’entreprise ou le contrat de travail peut cependant en prévoir une.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 11 janvier 2024 (licence Etalab 2.0).
Comment sont payées les heures supplémentaires ?
Les heures supplémentaires sont les heures de travail effectif accomplies au-delà de 35 heures par semaine par un salarié à temps plein.
En contrepartie de ces heures, le salarié peut percevoir :
Une majoration de salaire
Et / ou un repos compensateur de remplacement
L’accomplissement d’heures supplémentaires est soumis à une limite annuelle appelée le contingent.
Sous certaines conditions, ce contingent peut être dépassé. Dans ce cas, le salarié bénéficie, en plus des contreparties énoncées ci-dessus , d’un repos obligatoire.
La convention collective de la restauration rapide prévoit les contreparties suivantes et fixe le contingent à 220heures.
Contreparties aux heures supplémentaires : majoration de salaire et / ou repos compensateur de remplacement
Sauf accord d’entreprise ou décision unilatérale en l’absence de délégué syndical et d’opposition du CSE, l’employeur peut appliquer l’une des contreparties suivantes prévues par la convention de branche :
Majoration de salaire | OU | Repos compensateur de remplacement | OU | Majoration de salaire + Repos compensateur de remplacement | |||
À partir de la 36ème à la 43ème heure incluse | 25 % de majoration de salaire | 1 h 15 minutes de repos compensateur de remplacement |
| ||||
À partir de la 44ème heure | 50 % de majoration de salaire | 1 h 30 minutes de repos compensateur de remplacement | |||||
À noter : un modèle de lettre de réclamation des heures supplémentaires et un modèle de relevé d’heures supplémentaires sont disponibles sur le site.
Majoration de salaire :
Elle s’applique sur le taux horaire qui est déterminé en divisant le salaire brut mensuel par le nombre d’heures normales effectuées dans le mois (exemple : 1 850€ brut ÷ 151,67h = 12,19€ brut par heure).
Le salaire brut à retenir comprend le salaire de base auquel s’ajoutent les avantages en nature, les primes et indemnités versées en contrepartie directe du travail.
Sont prises en compte : commissions, prime d’objectifs, fourniture d’un logement ou véhicule de fonction, indemnité forfaitaire pour travail le dimanche etc.
Sont exclues: prime de panier, intéressement et participation, prime d’astreinte, remboursement de frais etc.
Repos compensateur de remplacement :
Le salarié dispose d’un délai de 2 mois pour prendre des jours de récupération par demi-journée dès lors qu’il a cumulé 8 heures de repos compensateur de remplacement.
Le salarié doit formuler sa demande de prise de jour de récupération au moins 7 jours à l'avance à l’employeur.
Exemple : Une salariée est payée 14 € brut de l’heure et a fait 12 heures supplémentaires dans le mois. Comme les heures supplémentaires se calculent par semaine, il faut tenir compte de leur répartition.
Semaine où elle a fait 9 heures supplémentaires :
Les 8 premières heures sont majorées à 25 %, soit 17,50 € brut de l’heure.
La 9ème heure est majorée à 50 %, soit 21 € brut de l’heure.
Semaine où elle a fait 3 heures supplémentaires : elle sont majorées à 25 %, soit 17,50 € brut de l’heure.
Si toutes les heures sont récupérées en repos :
chaque heure majorée à 25 % ouvre droit à 1h15 de repos,
l’heure majorée à 50 % ouvre droit à 1h30 de repos.
Au total, la salariée obtient 15h15 de repos, ce qui lui ouvre la possibilité de prendre une journée ou deux demi-journées car elle a cumulé plus de 8 heures.
Dépassement du contingent : contrepartie obligatoire en repos
Le contingent annuel détermine le nombre annuel d’heures supplémentaires que peut accomplir le salarié au cours d’une année civile.
Attention : ne sont pas comptabilisées dans ce contingent les heures supplémentaires qui sont intégralement compensées par un repos compensateur de remplacement.
Dans la convention collective de la restauration rapide, le contingent est fixé à 220 heures supplémentaires dans l’année.
Pour toute heure supplémentaire accomplie au delà du contingent, le salarié a droit à une contrepartie obligatoire en repos, d’une durée de :
Entreprise de 20 salariés ou moins | Entreprise de plus de 20 salariés |
30 minutes par heure supplémentaire | 1 heure par heure supplémentaire |
Exemple : Une salariée d’une entreprise de 25 salariés dispose d’un contingent annuel de 220 heures supplémentaires. Elle a réalisé 230 heures supplémentaires sur l’année qui lui ont été payées avec majoration, soit 10 heures au-delà du contingent.
Ces 10 heures hors contingent ouvrent droit, en plus de la majoration prévue pour les heures supplémentaires, à 1 heure de repos obligatoire par heure dépassée. Elle obtient donc 10 heures de repos obligatoire.
Le salarié dispose d’un délai de 2 mois pour prendre des jours de récupération par journée ou demi-journée dès lors qu’il a cumulé 7 heures de contrepartie obligatoire en repos ou de repos compensateur de remplacement.
Si le salarié ne fait pas de demande, l’employeur doit lui proposer de prendre son repos dans un délai maximum d’un an.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 4 décembre 2025 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Repos compensateur de remplacement, Contingent annuel et Majorations de salaire en cas d’heures supplémentaires, Article L3121-36 du code du travail, Article L3121-30 du code du travail, Article L3121-29 du code du travail, Article L3121-28 du code du travail, Article D3121-18 du code du travail, Article D3121-19 du code du travail, Article D3121-17 du code du travail, Article L3121-37 du code du travail, Article L3121-38 du code du travail.
Quelle contrepartie pour le travail du dimanche ?
La convention ne prévoit pas de règle particulière sur ce point : ce sont les règles du Code du travail qui s'appliquent.
Voir la règle du Code du travail
En principe, chaque salarié bénéficie d’un repos hebdomadaire qui est donné le dimanche. Mais la loi prévoit des dérogations à ce principe.
Ainsi, il est possible pour un salarié de travailler le dimanche dans certains secteurs d’activités.
Des contreparties peuvent lui être accordées pour son travail le dimanche : repos compensateur et/ou majoration de salaire.
Attention : Les salariés de moins de 18 ans peuvent aussi travailler le dimanche dans les secteurs prévus par la loi.
Lorsqu'ils sont apprentis, ils ne peuvent travailler uniquement que dans certains secteurs : hôtellerie, restauration, cafés, débits de boisson et de tabac, boulangerie, pâtisserie, boucherie, poissonnerie, jardineries….
Chaque salarié mineur bénéficie d'un repos hebdomadaire minimal de 2 jours consécutifs lorsque le dimanche a été travaillé.
Commerces de détail alimentaire
Dans les commerces de détail alimentaire (épicerie, supermarché, hypermarché…), les salariés peuvent travailler le dimanche jusqu'à 13h, à la demande de l'employeur et si leur contrat le prévoit.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Repos compensateur | Majoration de salaire | |
Salariés | Une journée entière déterminée par roulement et par quinzaine | Pour les commerces avec une surface de vente inférieure ou égale à 400 m2, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire. Mais l’employeur, s’il le souhaite, ou un accord collectif, peuvent le prévoir. Pour les commerces avec une surface de vente supérieure à 400 m2, la loi prévoit une majoration de salaire d’au moins 30 % par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente. |
Salariés de moins de 21 ans logés chez leur employeur | Un autre après-midi déterminé par roulement et par quinzaine |
Par dérogation, le salarié peut aussi travailler le dimanche après 13h si :
Le commerce est situé dans une zone touristique internationale ou dans une grande gare
Lorsque le commerce de détail alimentaire est situé dans l’une de ces zones :
Une zone touristique internationale
Une grande gare
Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit peuvent travailler le dimanche après 13h.
Un accord collectif, ou à défaut, dans les entreprises de moins de 11 salariés, une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité pour les salariés de travailler le dimanche et fixer leurs contreparties.
Pour son travail le dimanche après 13h, le salarié bénéficie des contreparties suivantes, qui s’ajoutent aux contreparties dont il bénéficie s’il a travaillé le matin :
Majoration de salaire | Autres avantages |
Le salaire doit être majoré, mais la loi ne fixe aucun minimum. | L’accord collectif prévoit : - Des compensations pour les dépenses du salarié obligé de faire garder ses enfants et pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche. - Des mesures pour faciliter la conciliation entre la vie personnelle et professionnelle du salarié. - La possibilité pour le salarié de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
L’employeur a demandé une autorisation temporaire au préfet
Lorsque le préfet autorise l’ouverture d’un commerce après 13h le dimanche, seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à l’employeur peuvent travailler.
Pour accorder cette autorisation, le préfet doit apprécier si le repos simultané des salariés le dimanche crée un préjudice réel au public ou au fonctionnement normal de cette entreprise. Cette autorisation est temporaire. Elle est accordée pour une durée de 3 ans maximum.
Un accord collectif, ou à défaut, une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité pour les salariés de travailler le dimanche et fixer leurs contreparties.
Pour son travail le dimanche après 13h, le salarié bénéficie des contreparties suivantes, qui s’ajoutent aux contreparties dont il bénéficie s’il a travaillé le matin :
Repos | Majoration de salaire | Autres avantages |
La durée et les modalités du repos sont fixées dans l’accord collectif. | Une majoration de salaire est prévue par l’accord collectif. | L’accord collectif prévoit des compensations pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche. |
À défaut d’accord collectif, le salarié bénéficie d’un repos compensateur. | À défaut d’accord collectif, la décision unilatérale de l’employeur doit prévoir que le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente. | À défaut d'accord collectif, le salarié peut refuser de travailler 3 dimanches dans l'année s’il prévient son employeur un mois avant. Il a aussi la possibilité de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
Un arrêté municipal autorise le commerce à ouvrir certains dimanches
Il est aussi possible pour l’employeur d’un commerce de détail alimentaire de demander aux salariés volontaires de travailler après 13h au maximum 12 dimanches dans l’année.
Les dimanches et les catégories d'établissements où il est possible pour les salariés de travailler sont fixés par un arrêté municipal (ce sont les “dimanches du maire”).
Attention : Dans les commerces de détail alimentaire d’une superficie de plus de 400 m², le nombre maximum de dimanches travaillés par an doit être diminué si le salarié a déjà travaillé lors d’un jour férié.
Par exemple, si le maire permet aux commerces d’ouvrir 8 dimanches par an, un salarié travaillant dans un hypermarché et ayant travaillé 3 jours fériés, ne pourra travailler que 5 dimanches dans l’année.
Pour son travail le dimanche après 13h, le salarié bénéficie des contreparties suivantes, qui s’ajoutent aux contreparties dont il bénéficie s’il a travaillé le matin :
Repos compensateur | Majoration de salaire |
|---|---|
Un repos compensateur équivalent au temps travaillé, déterminé collectivement ou par roulement et donné dans les 15 jours avant ou après le dimanche travaillé À noter : Si le salarié travaille un dimanche précédant une fête légale, alors le repos est donné le jour de cette fête. Par exemple, si un salarié travaille le dimanche 13 juillet alors son repos compensateur est obligatoirement donné le lundi 14 juillet | Le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente |
Autres commerces
Les salariés peuvent travailler le dimanche à la demande de l'employeur :
Si leur contrat de travail le prévoit.
Et si l’entreprise fait partie de la liste prévue dans le Code du travail. Cette liste énumère les entreprises dont le fonctionnement ou l’ouverture le dimanche est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l'activité ou les besoins du public.
Cela concerne par exemple les salariés travaillant dans les boulangeries, pâtisseries, boucheries, les débits de tabac, les entreprises d’ameublement, de bricolage, les fleuristes… Cette dérogation à la règle du repos dominical ne nécessite pas d’autorisation.
Pour le travail du dimanche, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire. Mais l'employeur, s'il le souhaite, ou un accord collectif, peuvent la prévoir pour les salariés travaillant le dimanche.
À noter : L’employeur doit veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
Lorsqu’une entreprise ne fait pas partie des cas énumérés par le Code du travail, le salarié peut aussi travailler le dimanche si :
Le commerce est situé dans une zone touristique internationale, une zone touristique simple, une zone commerciale ou dans une grande gare
Lorsque le commerce est situé dans l’une de ces zones :
Une zone touristique internationale
Une zone touristique simple
Une zone commerciale
Une grande gare
Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à l’employeur peuvent travailler le dimanche.
Un accord collectif, ou à défaut, pour les entreprises de moins de 11 salariés, une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité pour les salariés de travailler le dimanche.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Majoration de salaire | Autres avantages |
Le salaire doit être majoré, mais la loi ne fixe aucun minimum. | L’accord collectif prévoit : - Des compensations pour les dépenses du salarié obligé de faire garder ses enfants et pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche. - Des mesures pour faciliter la conciliation entre la vie personnelle et professionnelle du salarié. - La possibilité pour le salarié de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
À noter : L’employeur doit aussi veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
L’employeur a demandé une autorisation temporaire au préfet
Lorsque le préfet autorise l’ouverture d’un commerce, seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à l’employeur peuvent travailler le dimanche.
Pour accorder cette autorisation, le préfet doit apprécier si le repos simultané des salariés le dimanche crée un préjudice réel au public ou au fonctionnement normal de cette entreprise.
C’est le cas par exemple d’un commerce d’articles de souvenirs situé dans une rue touristique. Si son chiffre d’affaires réalisé le dimanche est supérieur aux autres jours de la semaine et que sa clientèle du dimanche ne peut pas venir un autre jour de la semaine.
Cette autorisation est temporaire. Elle est accordée pour une durée de 3 ans maximum.
Un accord collectif, ou à défaut une décision unilatérale de l’employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité de travailler le dimanche.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Repos compensateur | Majoration de salaire | Autres avantages |
La durée et les modalités du repos sont fixées dans l’accord collectif | Une majoration de salaire est prévue par l’accord collectif | L’accord collectif prévoit des compensations pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche |
À défaut d’accord collectif, le salarié bénéficie d’un repos compensateur | À défaut d’accord collectif, la décision unilatérale de l’employeur doit prévoir que le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente | À défaut d’accord collectif, le salarié peut refuser de travailler 3 dimanches dans l’année s’il prévient son employeur un mois avant. Il a aussi la possibilité de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
Un arrêté municipale autorise le commerce à ouvrir certains dimanches
L’employeur d’un commerce peut demander aux salariés volontaires de travailler au maximum 12 dimanches dans l’année.
Les dimanches et les catégories d'établissements où il est possible pour les salariés de travailler sont fixés par arrêté municipal (ce sont les "dimanches du maire").
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Repos compensateur | Majoration de salaire |
Un repos compensateur équivalent au temps travaillé. Il est déterminé collectivement ou par roulement et donné dans les 15 jours avant ou après le dimanche travaillé. À noter : si le salarié travaille un dimanche précédant une fête légale, alors le repos est donné le jour de cette fête. Par exemple, si un salarié travaille le dimanche 13 juillet, alors son repos compensateur sera obligatoirement donné le lundi 14 juillet | Le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente |
Entreprises industrielles
Les salariés peuvent travailler le dimanche à la demande de l'employeur :
Si leur contrat de travail le prévoit.
Et si l’entreprise fait partie de la liste prévue dans le Code du travail. Cette liste énumère les entreprises dont le fonctionnement ou l’ouverture le dimanche est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l'activité ou les besoins du public.
Cela concerne par exemple les salariés travaillant dans une industrie agricole et alimentaire, automobile, chimique, métallurgique, textile… Cette dérogation à la règle du repos dominical ne nécessite pas d’autorisation.
Pour le travail du dimanche, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire. Mais l'employeur, s'il le souhaite, ou un accord collectif, peuvent la prévoir pour les salariés travaillant le dimanche.
À noter : L’employeur doit veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
Lorsqu’une entreprise ne fait pas partie des cas énumérés par le Code du travail, le salarié peut aussi travailler le dimanche si :
Un accord collectif le prévoit
Les salariés peuvent travailler le dimanche à la demande de l'employeur, lorsqu’un accord collectif ou, à défaut, une autorisation expresse de l'inspecteur du travail, le prévoit.
L’accord collectif peut organiser un travail en continu ou prévoir la mise en place d’une équipe de suppléance :
Le travail en continu | Une “équipe de suppléance” | |
Conditions | Le travail en continu (fonctionnement sans interruption de tout ou une partie de l’entreprise) doit être justifié pour des raisons économiques. Le salarié ne peut pas travailler plus de 35 heures par semaine. | Le personnel est organisé en deux équipes, dont une dénommée “équipe de suppléance”. Cette équipe a pour fonction de remplacer l’autre équipe lorsque celle-ci est en repos. L’accord collectif doit préciser la formation du salarié de l’équipe de suppléance et la modalité d'occuper un emploi autre que de suppléance. |
Majoration de salaire | L’accord collectif fixe les majorations de salaire dont le salarié peut bénéficier en travaillant le dimanche. | La rémunération du salarié qui fait partie de l’équipe de suppléance est majorée de 50 % par rapport à celle qui serait due pour une durée équivalente effectuée suivant l’horaire normal de l’entreprise |
À noter : L’employeur doit aussi veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
L’employeur a demandé une autorisation temporaire au préfet
Lorsque le préfet autorise l’ouverture d’une entreprise industrielle, seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à l’employeur peuvent travailler le dimanche.
Pour accorder cette autorisation, le préfet doit apprécier si le repos simultané des salariés le dimanche crée un préjudice réel au public ou au fonctionnement normal de cette entreprise.
Cette autorisation est temporaire. Elle est accordée pour une durée de 3 ans maximum.
Un accord collectif, ou à défaut une décision unilatérale de l’employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité de travailler le dimanche.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Repos compensateur | Majoration de salaire | Autres avantages |
La durée et les modalités du repos sont fixées dans l’accord collectif | Une majoration de salaire est prévue par l’accord collectif | L’accord collectif prévoit des compensations pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche |
À défaut d’accord collectif, le salarié bénéficie d’un repos compensateur | À défaut d’accord collectif, la décision unilatérale de l’employeur doit prévoir que le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente | À défaut d’accord collectif, le salarié peut refuser de travailler 3 dimanches dans l’année s’il prévient son employeur un mois avant. Il a aussi la possibilité de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
Autres activités
Les salariés peuvent travailler le dimanche à la demande de l'employeur :
Si leur contrat de travail le prévoit.
Et si l’entreprise fait partie de la liste prévue dans le Code du travail. Cette liste énumère les entreprises dont le fonctionnement ou l’ouverture le dimanche est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l'activité ou les besoins du public.
Cela concerne par exemple les salariés travaillant dans une entreprise de transports routiers, de télécommunication, une caisse d'épargne, un établissement de santé, un musée, un garage automobile, une entreprise de gardiennage… Cette dérogation à la règle du repos dominical ne nécessite pas d’autorisation.
Pour le travail du dimanche, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire. Mais l'employeur, s'il le souhaite, ou un accord collectif, peuvent la prévoir pour les salariés travaillant le dimanche.
À noter : L’employeur doit veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
Lorsqu’une entreprise ne fait pas partie des cas énumérés par le Code du travail :
Le salarié peut aussi travailler le dimanche si l’employeur a demandé une autorisation temporaire au préfet.
Lorsque le préfet autorise l’ouverture d’une entreprise, seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à l’employeur peuvent travailler le dimanche.
Pour accorder cette autorisation, le préfet doit apprécier si le repos simultané des salariés le dimanche crée un préjudice réel au public ou au fonctionnement normal de cette entreprise. Cette autorisation est temporaire. Elle est accordée pour une durée de 3 ans maximum.
Un accord collectif, ou à défaut, une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum, doit aussi prévoir la possibilité de travailler le dimanche.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie des contreparties suivantes :
Repos | Majoration de salaire | Autres avantages |
La durée et les modalités du repos sont fixées dans l’accord collectif. | Une majoration de salaire est prévue par l’accord collectif. | L’accord collectif prévoit des compensations pour tenir compte de l'évolution de la situation personnelle du salarié privé de repos le dimanche. |
À défaut d’accord collectif, le salarié bénéficie d’un repos compensateur. | À défaut d’accord collectif, la décision unilatérale de l’employeur doit prévoir que le salaire est au moins égal au double par rapport au salaire normalement dû pour une durée équivalente. | À défaut d'accord collectif, le salarié peut refuser de travailler 3 dimanches dans l'année s’il prévient son employeur un mois avant. Il a aussi la possibilité de revenir sur sa décision de travailler le dimanche. |
Activités situées en Alsace et Moselle
Pour les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, des règles spécifiques s'appliquent. Par principe, dans les entreprises commerciales, industrielles et artisanales, le travail du dimanche est interdit.
Cependant, de manière générale, les salariés peuvent travailler le dimanche à la demande de l'employeur, pour les travaux qui ne peuvent pas être interrompus (dans les secteurs de la restauration, l'hôtellerie, les débits de boissons, les théâtres, les musées ou les entreprises de transport), mais aussi dans les cas suivants :
Les travaux qui, en cas de nécessité grave, doivent être réalisés immédiatement.
La réalisation d’un inventaire prescrit par la loi.
La surveillance des installations, les travaux de nettoyage et de maintenance, ainsi que les travaux nécessaires à la reprise de la pleine activité si ces travaux ne peuvent être exécutés un autre jour de la semaine.
Les travaux nécessaires pour éviter que les matières premières ne soient altérées ou que les résultats d’une fabrication en cours ne soient compromis, si ces travaux ne peuvent être exécutés un autre jour de la semaine.
Il existe également des dérogations spécifiques aux secteurs suivants :
Entreprises commerciales
Le travail du dimanche reste interdit le jour de Noël, de Pâques et de la Pentecôte, mais les salariés peuvent travailler le dimanche, à la demande de l'employeur, dans la limite de 5 heures maximum.
Cependant, les collectivités territoriales peuvent décider de réduire ce nombre d'heures ou d’interdire totalement le travail du dimanche.
L’autorité administrative (maire ou préfet) peut également autoriser le travail du dimanche pour une durée de 10 heures pendant les 4 dernières semaines avant Noël ou lorsque les circonstances locales (manifestations, événements…) rendent nécessaire une activité plus importante.
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie de contreparties. Celles-ci sont fixées dans un accord collectif territorial (applicable en Alsace ou en Moselle).
Entreprises industrielles
Il est possible pour un salarié de travailler le dimanche si cela est prévu par :
Une autorisation préfectorale | Un accord collectif |
- Pour le travail du dimanche dans les entreprises qui fonctionnent à l'énergie éolienne ou hydraulique - Ou lorsque le travail du dimanche est nécessaire pour éviter un dommage disproportionné | Un accord peut prévoir l’organisation du travail en continu ou la création d’une “équipe de suppléance” afin de faire travailler les salariés le dimanche |
Pour son travail le dimanche, le salarié bénéficie de contreparties. Celles-ci sont fixées dans un accord collectif territorial (applicable en Alsace ou en Moselle).
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 9 octobre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article L3132-12 du code du travail, Article L3132-15 du code du travail, Article L3132-17 du code du travail, Article L3132-19 du code du travail, Article L3132-20 du code du travail, Article L3134-2 du code du travail, Article L3134-5 du code du travail, Article L3134-6 du code du travail, Article L3134-7 du code du travail, Article L3134-8 du code du travail, Article L3134-12 du code du travail, Article L3164-5 du code du travail, Article R3164-1 du code du travail, Article R3132-9 du code du travail, Article L3134-4 du code du travail, Article L3132-27 du code du travail, Article L3132-26-1 du code du travail, Article L3132-27-1 du code du travail, Article L3132-21 du code du travail, Article L3132-24 du code du travail, Article L3132-25-5 du code du travail, Article L3132-25-4 du code du travail, Article L3132-25-2 du code du travail, Article L3132-25-1 du code du travail, Article L3132-25 du code du travail, Article L3132-13 du code du travail, Article L3132-26 du code du travail, Article L3134-1 du code du travail, Article L3132-18 du code du travail, Article L3132-25-3 du code du travail, Article L3132-16 du code du travail, Article R3132-5 du code du travail.
Congés
La convention Restauration rapide prévoit-elle des congés supplémentaires pour ancienneté ?
Votre convention collective ne prévoit pas de congés supplémentaires pour ancienneté.
L'acquisition de ces congés peut être prévue par :
un accord d’entreprise
un usage dans l’entreprise
un contrat de travail.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 1er mars 2026 (licence Etalab 2.0).
Quels congés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès) ?
Le salarié bénéficie, sans condition d’ancienneté, et sur présentation d’un justificatif, de congés à l'occasion de certains événements familiaux. Ils n'entraînent aucune diminution de la rémunération du salarié.
La durée de ces congés dépend de l’événement familial concerné.
À noter : Cette liste contient tous les événements familiaux donnant droit à un congé. Ce congé est accordé soit par le Code du travail, soit par votre convention collective.
Si un événement n’y figure pas, cela signifie qu’aucune absence spécifique n’est prévue pour cet événement.
Congé de naissance
Naissance d’un ou plusieurs enfants | 3 jours |
Cette période de congés commence à courir, au choix du salarié :
soit le jour de la naissance de l’enfant ;
soit le premier jour ouvrable qui suit.
Ces jours d'absence bénéficient au père, au conjoint ou au concubin de la mère ou à la personne liée à elle par un Pacs.
Attention : Ils ne se cumulent pas avec les congés accordés pour ce même enfant dans le cadre du congé de maternité.
Congé pour adoption
Adoption d’un enfant | 3 jours |
Le salarié peut bénéficier d'un congé d'une durée de 3 jours pour l'arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption.
Congé pour mariage ou Pacs
Mariage du salarié ou conclusion d'un PACS | 4 jours |
À noter : Le congé pour mariage est accordé qu’il s’agisse d’un premier mariage ou d’un remariage.
Mariage d’un enfant du salarié | 1 jour |
À noter : Le conjoint du salarié qui n’a aucun lien de parenté avec l’enfant qui se marie ne peut bénéficier de ce congé (exemple : mariage d'un enfant de son conjoint).
Congé pour décès
Décès d’un enfant* | |
Cas général | 12 jours |
Enfant âgé de moins de 25 ans | 14 jours |
Enfant lui-même parent (peu importe l’âge) | 14 jours |
Personne âgée de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié | 14 jours |
*La durée de ces congés est prévue par le Code du travail. | |
À noter : le salarié a droit, en plus, à un congé de deuil de 8 jours en cas de décès de son enfant âgé de moins de 25 ans ou d'une personne âgée de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente. Ce congé de deuil peut être pris dans un délai d'un an à compter du décès de l'enfant.
Décès d’autres membres de la famille* | |
Décès du père ou de la mère | 3 jours |
Décès d’un frère ou d’une sœur | 3 jours |
Décès du conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un Pacs | 3 jours |
Décès du beau-père ou de la belle-mère | 3 jours |
Décès des grands-parents | 1 jour |
*La durée de ces congés est prévue par le Code du travail. | |
À noter :
Par « beau-père » ou « belle-mère », il faut comprendre les parents du conjoint marié au salarié.
En effet, le salarié doit être marié. C’est-à-dire que le décès d’un parent d’un concubin ou d’un partenaire de Pacs n’ouvre pas droit au congé pour décès d’un beau-parent ;En outre, si, par exemple, la mère du salarié s’est remariée, en cas de décès de son second mari, le salarié ne bénéficie pas d’un congé pour décès du beau-parent.
Concrètement, cela veut dire que le salarié ne peut pas prétendre à une autorisation d'absence rémunérée dans ces hypothèses.
Congé pour enfant malade ou hospitalisation
L'enfant est malade
Congé pour enfant malade* | 3 jours/an |
5 jours/an | |
*La durée de ces congés est prévue par le Code du travail. | |
À noter :
Le salarié bénéficie d'un congé pour enfant malade, non rémunéré, en cas de maladie ou d'accident, constatés par certificat médical, d'un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge. La durée de ce congé est égale à 3 jours par an.
Elle est portée à 5 jours dans les cas suivants :
l’enfant est âgé de moins d’un an ;
le salarié assume la charge de 3 enfants ou plus, âgés de moins de 16 ans.
Un salarié « beau-parent » d'un enfant peut bénéficier d'un congé pour enfant malade s'il en a la charge.
L'enfant est hospitalisé
Hospitalisation d'un enfant | 3 jours/an |
La Convention collective de la Restauration rapide permet au salarié de bénéficier de 3 jours de congés rémunérés, par an et par enfant, à l'occasion de l'hospitalisation d'un de ses enfants de 16 ans ou moins dont il assume la charge.
Le salarié doit présenter un certificat médical indiquant que l'état de santé de l'enfant nécessite la présence d'un des deux parents.
Congé pour handicap ou maladie grave chez un enfant
Annonce de la survenue d'un handicap ou d’une maladie grave chez un enfant | 10 jours |
Congé pour déménagement
Congé pour déménagement | 2 jours |
La Convention collective de la Restauration rapide permet au salarié de bénéficier d'un congé de 2 jours à l'occasion de son déménagement. Ces jours de congés sont accordés par tranche de 3 ans, sur présentation de justificatifs officiels de domicile.
Congé pour journée de défense et citoyenneté
Journée de défense et citoyenneté | 1 jour |
La Convention collective de la Restauration rapide permet au salarié de bénéficier de 1 jour de congé à l'occasion de la journée de défense et citoyenneté.
Congé pour examen
Congé pour examen | 1 jour |
La Convention collective de la Restauration rapide permet au salarié de bénéficier de 1 jour de congé non rémunéré, à l'occasion du passage d'un examen. Ce congé s'ajoute au 5 jours de congés légaux.
Attention : Cette autorisation d'absence non rémunérée de 1 jour doit être prise dans le mois qui précède les examens.
Modalités de prise des congés
Pour bénéficier de ces congés à l’occasion de certains événements familiaux, le salarié doit :
Informer son employeur et justifier la survenance de l’événement, par tout moyen ;
Prendre le congé dans sa totalité et dans une période raisonnable autour de l’événement ;
À noter : sauf pour le congé de naissance qui doit être pris, au choix du salarié, soit le jour de la naissance de l’enfant, soit le premier jour ouvrable qui suit.Ne pas être déjà absent.
À noter : sauf pour le congé de naissance (exemple : congés payés, autre congé pour événements familiaux).
Il n’y a pas de condition d’ancienneté pour bénéficier de ces congés.
Ces congés sont assimilés à du temps de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel. Ils s’ajoutent aux congés payés annuels.
Les journées d’absence se décomptent en jours ouvrables.
Seront donc pris en compte tous les jours de la semaine, à l’exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l’entreprise.
Par exemple : le salarié qui se marie a droit à 4 jours de congés. S’il se marie un vendredi, les jours d’absence au titre de cet évènement peuvent être ainsi décomptés : le jeudi qui précède, le vendredi jour de l’évènement, le samedi et le lundi suivant.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 15 juin 2026 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 39, Article L1225-61 du code du travail, Article L3142-5 du code du travail, Article L3142-3 du code du travail, Article L3142-1-1 du code du travail, Article L3142-2 du code du travail, Article L1225-35-1 du code du travail, Article L3142-4 du code du travail, Article L3142-1 du code du travail, Article 5.6. sur l'autorisation d'absence pour la naissance d'un enfant handicapé.
Arrêt maladie et maternité
Le salaire est-il maintenu pendant un arrêt maladie ?
Il est prévu que le salarié ait droit à un maintien de salaire pendant son arrêt de travail pour maladie dans les conditions suivantes.
1. Conditions du droit au maintien de salaire pendant l'arrêt maladie
Pour avoir droit au maintien de salaire pendant son arrêt de travail, le salarié doit avoir au moins 1 an d'ancienneté.
Le salarié doit en plus :
Avoir justifié son arrêt de travail à son employeur, dans les 48 heures ;
Être affilié au régime général de la sécurité sociale;
Être soigné sur le territoire métropolitain ou dans l'un des autres pays de la Communauté économique européenne (sauf en cas de déplacement à l'extérieur de la CEE).
2. Durée et montant du maintien de salaire
Le salarié a droit :
Pendant les 30 premiers jours d’arrêt : maintien de la rémunération à 90%, après déduction des indemnités pouvant être versées par la sécurité sociale et les régimes de prévoyance (part employeur) ;
Pendant les 30 jours suivants : maintien de la rémunération à 70%, après déduction des indemnités pouvant être versées par la sécurité sociale et les régimes de prévoyance (part employeur).
Les durées d'indemnisation seront augmentées de 10 jours pour chaque période complète de 5 ans d'ancienneté, mais ne pourront pas dépasser un maximum de 90 jours jours.
Durée d'ancienneté dans l'entreprise | Durée maximale de versement des indemnités au cours d'une période de 12 mois |
|---|---|
De 1 à 3 ans | 60 jours (30 jours à 90% et 30 jours à 66,66%) |
De 3 à 5 ans | 60 jours (30 jours à 90 % et 30 jours à 70%) |
De 6 à 10 ans | 80 jours (40 jours à 90 % et 40 jours à 70%) |
De 11 à 15 ans | 100 jours (50 jours à 90 % et 50 jours à 70%) |
De 16 à 20 ans | 120 jours (60 jours à 90 % et 60 jours à 70%) |
De 21 à 25 ans | 140 jours (70 jours à 90 % et 70 jours à 70%) |
De 26 à 30 ans | 160 jours (80 jours à 90 % et 80 jours à 70%) |
31 ans et plus | 180 jours (90 jours à 90 % et 90 jours à 70%) |
L'ancienneté prise en compte pour la détermination du droit à l'indemnisation s'apprécie au premier jour de l'absence.
Lors de chaque arrêt de travail, les délais d'indemnisation commenceront à courir à compter 7ème jour en cas de maladie ou accident issus de la vie privée et à compter du 1er jour d'absence en cas de maladie professionnelle ou accident de travail.
Le droit au maintien de salaire s'applique pendant les 12 mois qui suivent le premier arrêt. La durée totale des indemnisations ne doit pas dépasser celle à laquelle l'ancienneté du salarié lui donne droit.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 14 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 19 de la convention collective, Article D1226-1 du code du travail, Article L1226-1 du code du travail.
Le salaire est-il maintenu pendant le congé de maternité ?
La convention ne prévoit pas de règle particulière sur ce point : ce sont les règles du Code du travail qui s'appliquent.
Voir la règle du Code du travail
Conditions d’ouverture des droits aux indemnités journalières de Sécurité sociale
Pour être indemnisée, la salariée doit remplir les conditions suivantes :
Etre affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date présumée de l'accouchement ;
Cesser son activité professionnelle pendant au moins 8 semaines ;
Soit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt ;
Soit avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant votre arrêt de travail,
Soit avoir cotisé, au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 1 015 fois le montant du Smic horaire fixé au début de cette période,
Soit avoir cotisé, au cours des 12 mois civils précédant l’arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 2030 fois le montant du Smic horaire fixé en début de période.
Exemple : Le congé débute le 1er janvier 2026. Le droit aux indemnités journalières est ouvert si :
vous étiez déjà affiliée à la Sécurité sociale avant le 1er juillet 2025 ;
et vous avez travaillé :
soit au moins 150 heures entre le 1er octobre 2025 et le 31 décembre 2025 ;
soit au moins 600 heures entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025.
ou vous avez cotisé :
soit entre le 1er juillet 2025 et le 31 décembre 2025, sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 200,3 € (1 015 x 12,02 € le montant du SMIC horaire brut au 1er janvier 2026) ;
soit entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025 sur la base d’une rémunération au moins égale à 24 400,6 € (2 030 x 12,02 € le montant du SMIC horaire brut au 1er janvier 2026).
Montant
La CPAM verse des indemnités journalières, dont le montant est fixé selon les étapes de calcul suivantes :
Calcul du salaire journalier de base : somme des 3 derniers salaires bruts perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par 91,25.
Montant maximal du salaire journalier de base : le salaire pris en compte ne peut pas dépasser le plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt (soit 4 005 € par mois en 2026, ou 3 925 € en 2025).
Taux forfaitaire appliqué par la CPAM : la CPAM retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21 %.
Montant minimal et montant maximal des indemnités journalières : le montant ne peut pas être inférieur à 11,12 € ni supérieur à 104,02 € par jour.
Versement
Les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours.
Pour en savoir plus sur la durée du congé maternité, consultez cette page.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 14 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Sous-section 3 : Autorisations d'absence et congé de maternité. (Articles L1225-16 à L1225-28), Section 3 : Prestations en espèces (Articles L331-3 à L331-7), Chapitre 3 : Droit aux prestations (maladie, maternité, congé de paternité, invalidité, décès). (Articles R313-1 à R313-17), Section 3 : Prestations en espèces. (Articles R331-5 à R331-7).
Fin de contrat et départ à la retraite
Quelle indemnité pour un départ à la retraite ?
Quand le salarié part à la retraite, il a droit à une indemnité.
Il faut néanmoins distinguer le départ volontaire du salarié à la retraite et la mise à la retraite du salarié à l'initiative de l'employeur.
À noter : lorsque le salarié part à la retraite, il doit respecter un préavis. Un simulateur vous permet de calculer la durée du préavis.
Le salarié demande sa retraite
La convention collective de la restauration rapide prévoit l’indemnité de départ à la retraite suivante, pour les salariés qui ont au moins 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise :
Ancienneté du salarié | Montant de l’indemnité |
10 ans minimum et moins de 15 ans | 1 mois de salaire |
15 ans minimum et moins de 20 ans | 2 mois de salaire |
20 ans minimum et moins de 30 ans | 3 mois de salaire |
À partir de 30 ans | 4 mois de salaire |
Base de calcul
Le salaire pris en compte pour calculer l’indemnité, appelé salaire de référence, est, selon ce qui est le plus avantageux pour le salarié :
Soit le 12ème de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ;
Soit le tiers de la rémunération brute des 3 derniers mois en prenant en compte proportionnellement toute prime ou autre élément de salaire annuel ou exceptionnel qui aurait été versé au cours de cette période.
Exemple : si le salarié perçoit une prime annuelle de 550 €, son salaire de référence est augmenté de 137,50 € (550 / 12 x 3).
L'employeur met d'office à la retraite
La convention collective de la restauration rapide renvoie au Code du travail qui prévoit l’indemnité de mise à la retraite suivante :
Ancienneté du salarié | Montant de l’indemnité |
Tranche jusqu’à 10 ans | ¼ de mois de salaire par année d'ancienneté |
Tranche à partir de 11 ans | ⅓ de mois de salaire par année d'ancienneté |
Base de calcul
Le salaire pris en compte pour calculer l’indemnité, appelé salaire de référence, est, selon ce qui est le plus avantageux pour le salarié :
Soit le 12ème de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ;
Soit le tiers de la rémunération brute des 3 derniers mois en prenant en compte proportionnellement toute prime ou autre élément de salaire annuel ou exceptionnel qui aurait été versé au cours de cette période.
Exemple : si le salarié perçoit une prime annuelle de 550 €, son salaire de référence est augmenté de 137,50 € (550 / 12 x 3).
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 27 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Indemnité de départ et mise à la retraite, Article L1237-6 du code du travail, Article L1237-7 du code du travail, Article L1237-8 du code du travail, Article L1237-9 du code du travail, Article L1237-10 du code du travail, Article L1237-5-1 du code du travail, Article L1237-5 du code du travail, Article L3123-5 du code du travail.
Quel est le montant de l'indemnité de fin de CDD ?
La convention ne prévoit pas de règle particulière sur ce point : ce sont les règles du Code du travail qui s'appliquent.
Voir la règle du Code du travail
Principe
Le salarié a droit à une indemnité de fin de contrat (dite "prime de précarité") lorsque le CDD arrive à son terme. Toutefois, dans certains cas, l'indemnité n'est pas versée.
Cas où le salarié ne perçoit pas l'indemnité
L'indemnité de fin de contrat n'est pas due dans les cas suivants :
Embauche en CDI à l'issue du CDD (y compris lorsque le CDD a été renouvelé) ;
Refus d'un CDI proposé au salarié pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente ;
En cas de rupture anticipée du contrat due à l'initiative du salarié ;
Faute grave ;
Force majeure ;
CDD d'usage ;
(Pour en savoir plus sur le CDD d’usage, consultez cette page)
Contrat aidé (contrat unique d'insertion (CUI) - Parcours emploi compétences (PEC), contrat de professionnalisation, contrat d'apprentissage) sauf si une convention collective prévoit le contraire ;
Contrat pour lequel l'employeur s'est engagé à assurer un complément de formation professionnelle au salarié ;
Contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires ;
Contrat saisonnier.
Montant
L'indemnité de fin de contrat est égale au minimum à 10 % de la rémunération brute totale versée durant le contrat.
Important : Toutefois, ce pourcentage peut être limité à 6 % par une convention ou un accord collectif de branche étendu (ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement). Dans ce cas, des contreparties doivent être offertes au salarié, notamment sous la forme d'un accès privilégié à la formation professionnelle (action de formation, bilan de compétences).
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 16 octobre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 18, Article L1243-8 du code du travail, Article L1243-10 du code du travail, Article L1243-4 du code du travail, Article L1243-9 du code du travail.
D'autres questions sur cette convention (CDD, congé de maternité, retraite…) : réponses du Code du travail numérique.
Textes de référence
Texte intégral et à jour sur Légifrance : convention collective IDCC 1501.
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Texte de base
- Convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars 1988applicable depuis le 18 mai 1988 · en vigueur, étendue · Etendue par arrêté du 24 novembre 1988 JORF 13 décembre 1988
Derniers accords sur les salaires
- Avenant n° 72 du 5 juin 2025 relatif aux minima conventionnelsapplicable depuis le 1er juin 2025 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 31 juillet 2025 JORF 7 août 2025
- Avenant n° 68 du 30 avril 2024 relatif à la prime annuelle conventionnelleapplicable depuis le 1er mai 2024 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 23 juillet 2024 JORF 9 août 2024
- Avenant n° 67 du 30 avril 2024 relatif aux minima conventionnelsapplicable depuis le 1er mai 2024 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 23 juillet 2024 JORF 9 août 2024
- Avenant n° 65 du 28 avril 2023 relatif à la prime annuelle conventionnelleapplicable depuis le 1er mai 2023 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 17 juillet 2023 JORF 2 août 2023
- Avenant n° 64 du 28 avril 2023 relatif aux minima conventionnelsapplicable depuis le 1er mai 2023 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 17 juillet 2023 JORF 2 août 2023
- Avenant n° 63 du 30 septembre 2022 relatif aux minima conventionnels et à l'indemnité de blanchissageapplicable depuis le 1er octobre 2022 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 20 décembre 2022 JORF 28 décembre 2022
Calculs et outils
- Calculateur brut en netVotre salaire net à partir du brut de votre fiche de paie ou de votre contrat.
- Indemnité de licenciementLe minimum légal selon l'ancienneté ; la convention peut prévoir plus.
- Rupture conventionnelleL'indemnité spécifique de rupture et le net à recevoir.
- Congés payés et RTTVos jours de congés acquis et restants.
Salaires des métiers de cette convention
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