IDCC 3043 · Services à la personne, propreté et sécurité
Convention collective Propreté
Convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011
L'essentiel
La convention collective Propreté porte le numéro IDCC 3043 et couvre 367 142 salariés selon le ministère du Travail. En bref, d'après les réponses du ministère du Travail :
- Durée de la période d'essai : Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est de : Personnel agents de service et chefs d'équipe et les employés : 1 mois pour la période d'essai initiale ; 1 mois pour la période d'essai renouvelée ; Personnel techniciens…
- Préavis de démission : En cas de démission, la durée du préavis est égale à : Personnel agent de propreté. De 1 mois à 6 mois d'ancienneté : 2 jours ; De 6 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 semaine ; Plus de 2 ans d'ancienneté : 1 semaine. Personnel employé. De 1 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois ; Plus de 2 ans d'ancienneté : 1 mois.…
- Préavis de licenciement : Dans le secteur de la propreté, la durée de préavis varie en fonction de l'ancienneté et de la catégorie professionnelle du salarié dans l'entreprise, dans les conditions suivantes : Personnel agent de propreté. De 1 mois à 6 mois d'ancienneté : 1 semaine. De 6 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois.…
Grille de salaires Propreté 2026
Grille bientôt disponible. Nous ne publions une grille de salaires qu'après avoir vérifié chaque ligne avec le texte officiel ; celle de cette convention ne l'est pas encore.
Dernier accord sur les salaires en vigueur au niveau national : Avenant n° 27 du 18 décembre 2025 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classifications et aux salaires, applicable depuis le 1er avril 2026.
Le salaire ne peut jamais être inférieur au SMIC : montants du SMIC en brut et en net.
Période d'essai
Quelle est la durée maximale de la période d'essai dans la convention Propreté ?
1. Durées de la période d'essai
La durée de la période d'essai varie selon le type de contrat de travail.
À noter : La durée de la période d’essai du contrat de travail à temps partiel est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat qui a été conclu. La période d'essai d'un salarié à temps partiel ne peut pas avoir une durée calendaire supérieure à celle du salarié à temps complet.
CDI
Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est de :
Personnel agents de service et chefs d'équipe et les employés :
1 mois pour la période d'essai initiale ;
1 mois pour la période d'essai renouvelée ;
Personnel techniciens, agents de maîtrise et cadres :
3 mois pour la période d'essai initiale ;
3 mois pour la période d'essai renouvelée ;
À noter : La catégorie professionnelle du salarié est habituellement mentionnée sur le bulletin de salaire (et/ou contrat de travail).
CDD
La durée de la période d’essai des CDD varie en fonction de la nature du contrat.
Si le contrat a un terme précis :
CDD de 6 mois maximum : 1 jour par semaine de travail, sans dépasser 2 semaines de période d’essai ;
CDD de plus de 6 mois : 1 mois maximum.
Si le contrat n’a pas de terme précis, la durée de la période d’essai est fixée par rapport à la durée minimale du CDD, librement établie et précisée dans le contrat de travail.
Exemple :
Durée minimale prévue dans le CDD | Durée de la période d’essai |
1 semaine | 1 jour |
4 semaines (1 mois) | 4 jours |
8 semaines (2 mois) | 8 jours |
12 semaines (3 mois) | 12 jours |
16 semaines (4 mois) | 2 semaines |
20 semaines (5 mois) | 2 semaines |
24 semaines (6 mois) | 1 mois |
Contrat de mission (intérim)
La durée de la période d’essai est fixée par un accord d’entreprise, ou à défaut par le Code du travail.
D'après le Code du travail, la durée de la période d’essai dépend de la durée du contrat de mission (intérim) :
Contrat de mission de 1 mois maximum : 2 jours ;
Contrat de mission de 1 à 2 mois : 3 jours ;
Contrat de mission de plus de 2 mois : 5 jours.
Autres contrats
Contrat d’apprentissage
Le Code du travail n’évoque pas la période d’essai du contrat d'apprentissage.
Toutefois, il prévoit que le contrat peut être librement rompu par l’employeur ou l’apprenti (et son représentant s’il est mineur) pendant les 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectuée par l'apprenti.
Contrat de professionnalisation
La durée de la période d’essai du contrat de professionnalisation est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat conclu.
Contrat de portage salarial
La durée de la période d’essai du contrat de portage salarial est celle du CDD ou du CDI, selon le type de contrat conclu.
Attention : Les informations présentes sur cette page sont issues de l’analyse des règles prévues par votre convention collective de branche étendue et par le Code du travail. Elles s’appliqueront sauf si une convention ou un accord d’entreprise (ou de groupe, ou d’établissement) existant dans votre entreprise prévoit également des règles sur le même sujet. En effet, dans ce cas, la durée de la période d’essai initiale prévue par l’accord d’entreprise s’appliquera, qu’elle soit plus courte ou plus longue que celle prévue par la convention de branche à condition qu’elle ne dépasse pas celle prévue par le code du travail.
L'employeur et le salarié peuvent toujours fixer, dans le contrat de travail, une durée plus courte, qui s'appliquera.
2. Réduction ou suppression de la période d'essai
La durée de la période d’essai normalement prévue est automatiquement réduite dans les cas suivants :
En cas de poursuite du contrat de travail en CDI après la fin d’un CDD, la durée du CDD est déduite de la période d’essai du CDI.
En cas d’embauche après la fin du contrat de mission (intérim), la durée des missions effectuées par le salarié dans l'entreprise au cours des 3 mois précédant l'embauche est déduite de la période d'essai.
En cas d'embauche dans les 3 mois après un stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d'études, la durée de ce stage est déduite de la période d'essai. Celle-ci ne peut pas être réduite de plus de la moitié, sauf si un accord collectif prévoit des mesures plus favorables. Si cette embauche est effectuée dans un emploi correspondant avec les activités confiées au stagiaire, la durée du stage est déduite intégralement de la période d'essai.
Après la fin du contrat d’apprentissage, il ne peut pas y avoir de période d’essai en cas d’embauche en CDI, CDD ou contrat de mission (intérim), sauf si un accord d’entreprise en prévoit une.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 14 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.1.2, Article L1242-10 du code du travail, Article L1243-11 du code du travail, Article L1251-14 du code du travail, Article L1251-38 du code du travail, Article L1221-21 du code du travail, Article L1221-19 du code du travail, Article L6222-16 du code du travail, Article L1221-24 du code du travail, Article L3123-5 du code du travail, Article L6222-18 du code du travail, Article L1221-22 du code du travail.
La période d'essai peut-elle être renouvelée ?
La période d'essai peut être renouvelée une fois, pour une durée égale ou inférieure, en cas de nécessité technique, et après accord écrit de l'employeur et du salarié. Le renouvellement doit être prévu par le contrat de travail ou la lettre d'engagement.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 5 décembre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.1.2, Fiche Question.
Préavis de démission et de licenciement
Quelle est la durée du préavis de démission dans la convention Propreté ?
En cas de démission, la durée du préavis est égale à :
Personnel agent de propreté
De 1 mois à 6 mois d'ancienneté : 2 jours ;
De 6 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 semaine ;
Plus de 2 ans d'ancienneté : 1 semaine.
Personnel employé
De 1 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
Plus de 2 ans d'ancienneté : 1 mois.
Personnel technicien et agent de maîtrise
De 2 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois.
Personnel cadre : 3 mois.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 5 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Texte de référence : Article 4.11.2 de la Convention collective.
Quelle est la durée du préavis de licenciement dans la convention Propreté ?
Lors d'un licenciement, la rupture du contrat de travail n'intervient pas immédiatement.
Ce délai constitue le préavis pendant lequel le salarié continue de travailler (sauf dispense).
De quoi s'agit-il ?
Le préavis de licenciement est le délai entre la première présentation de la lettre de licenciement recommandée adressée au salarié et la date de fin de son contrat de travail.
Pendant le préavis, le salarié continue de travailler dans l'entreprise, dans les conditions habituelles, et de percevoir sa rémunération (salaire, primes éventuelles…).
À noter : si le salarié est en arrêt maladie pendant le préavis, consultez cette page pour savoir quelles sont les conséquences sur la rémunération et la durée du préavis.
Durée du préavis
Dans le secteur de la propreté, la durée de préavis varie en fonction de l'ancienneté et de la catégorie professionnelle du salarié dans l'entreprise, dans les conditions suivantes :
Personnel agent de propreté
De 1 mois à 6 mois d'ancienneté : 1 semaine
De 6 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois
Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois
Personnel employé
De 1 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois
Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois
Personnel technicien et agent de maîtrise
De 2 mois à 2 ans d'ancienneté : 1 mois
Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois
Personnel cadre : 3 mois
Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde.
À noter : la durée du préavis de licenciement d'un travailleur handicapé correspond au double de la durée fixée pour les autres salariés, dans la limite de 3 mois.
Point de départ du préavis
Le préavis commence le jour de la première présentation de la lettre recommandée notifiant le licenciement (même si le salarié n'a pas récupéré le courrier).
À noter : si l’employeur ou le salarié ne respecte pas le préavis, consultez cette page pour connaître les conséquences du non-respect du préavis.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 5 décembre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.11.2, Article L1234-5 du code du travail, Article L1234-6 du code du travail, Article L1234-7 du code du travail, Article L1234-8 du code du travail, Article L5213-9 du code du travail, Article L1234-1 du code du travail, Article L1234-2 du code du travail, Article L1234-3 du code du travail, Article L1234-4 du code du travail.
Primes, 13e mois, ancienneté et heures supplémentaires
Existe-t-il une prime d'ancienneté dans la convention Propreté ?
Qui est concerné ?
La convention collective prévoit une prime d'expérience (équivalent à la prime d'ancienneté). Les années d'expérience prise en compte sont celles effectuées pour les entreprises de la branche professionnelle, à la condition qu’il n'y ait pas entre l'embauche et la fin du contrat de travail, une interruption supérieure à 12 mois. Cette prime est versée mensuellement.
Montant de la prime
Elle est égale à :
Après 4 ans d'expérience professionnelle : 2 % ;
Après 6 ans d'expérience professionnelle : 3 % ;
Après 8 ans d'expérience professionnelle : 4 % ;
Après 10 ans d'expérience professionnelle : 5 % ;
Après 15 ans d'expérience professionnelle au 1er janvier 2012 : 5,5 % ;
Après 20 ans d'expérience professionnelle au 1er janvier 2013 : 6 %.
Après 25 ans d'expérience professionnelle : 7%.
La prime est calculée sur la base de la rémunération minimale hiérarchique correspondant au coefficient du salarié, dans la limite d'un temps complet et proportionnellement au temps de travail pour les salariés à temps partiel. En cas d'absence du salarié pendant le mois, elle est réduite proportionnellement.
La prime d'expérience s'ajoute au salaire et figure sur le bulletin de paie.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 28 mai 2025 (licence Etalab 2.0).
Texte de référence : Article 4.7.6 de la convention collective..
Comment sont payées les heures supplémentaires ?
Les heures supplémentaires sont les heures de travail effectif accomplies au-delà de 35 heures par semaine par un salarié à temps plein.
En contrepartie de ces heures, le salarié peut percevoir :
Une majoration de salaire
Et / ou un repos compensateur de remplacement
L’accomplissement d’heures supplémentaires est soumis à une limite annuelle appelée le contingent.
Sous certaines conditions, ce contingent peut être dépassé. Dans ce cas, le salarié bénéficie, en plus des contreparties énoncées ci-dessus , d’un repos obligatoire.
La convention collective des entreprises de propreté et des services associés prévoit les contreparties suivantes et fixe le contingent à 190heures.
Contreparties aux heures supplémentaires : majoration de salaire et / ou repos compensateur de remplacement
Sauf accord d’entreprise ou avec l'accord du salarié, l’employeur peut appliquer l’une des contreparties suivantes prévues par la convention de branche :
Majoration de salaire | OU | Repos compensateur de remplacement | OU | Majoration de salaire + Repos compensateur de remplacement | |||
À partir de la 36ème à la 43ème heure incluse | 25 % de majoration de salaire | 1 h 15 minutes de repos compensateur de remplacement |
| ||||
À partir de la 44ème heure | 50 % de majoration de salaire | 1 h 30 minutes de repos compensateur de remplacement | |||||
À noter : un modèle de lettre de réclamation des heures supplémentaires et un modèle de relevé d’heures supplémentaires sont disponibles sur le site.
Majoration de salaire :
Elle s’applique sur le taux horaire qui est déterminé en divisant le salaire brut mensuel par le nombre d’heures normales effectuées dans le mois (exemple : 1 850€ brut ÷ 151,67h = 12,19€ brut par heure).
Le salaire brut à retenir comprend le salaire de base auquel s’ajoutent les avantages en nature, les primes et indemnités versées en contrepartie directe du travail.
Sont prises en compte : commissions, prime d’objectifs, fourniture d’un logement ou véhicule de fonction, indemnité forfaitaire pour travail le dimanche etc.
Sont exclues: prime de panier, intéressement et participation, prime d’astreinte, remboursement de frais etc.
Repos compensateur de remplacement :
Le salarié dispose d’un délai de 2 mois pour prendre des jours de récupération par journée ou demi-journée dès lors qu’il a cumulé 7 heures de repos compensateur de remplacement.
Exemple : Une salariée est payée 14 € brut de l’heure et a fait 12 heures supplémentaires dans le mois. Comme les heures supplémentaires se calculent par semaine, il faut tenir compte de leur répartition.
Semaine où elle a fait 9 heures supplémentaires :
Les 8 premières heures sont majorées à 25 %, soit 17,50 € brut de l’heure.
La 9ème heure est majorée à 50 %, soit 21 € brut de l’heure.
Semaine où elle a fait 3 heures supplémentaires : elle sont majorées à 25 %, soit 17,50 € brut de l’heure.
Si toutes les heures sont récupérées en repos :
chaque heure majorée à 25 % ouvre droit à 1h15 de repos,
l’heure majorée à 50 % ouvre droit à 1h30 de repos.
Au total, la salariée obtient 15h15 de repos, ce qui lui ouvre la possibilité de prendre une journée ou deux demi-journées car elle a cumulé plus de 7 heures.
Dépassement du contingent : contrepartie obligatoire en repos
Le contingent annuel détermine le nombre annuel d’heures supplémentaires que peut accomplir le salarié au cours d’une année civile.
Attention : ne sont pas comptabilisées dans ce contingent les heures supplémentaires qui sont intégralement compensées par un repos compensateur de remplacement.
Dans la convention collective des entreprises de propreté et des services associés, le contingent est fixé à 190 heures supplémentaires dans l’année.
Pour toute heure supplémentaire accomplie au delà du contingent, le salarié a droit à une contrepartie obligatoire en repos, d’une durée de :
Entreprise de 20 salariés ou moins | Entreprise de plus de 20 salariés |
30 minutes par heure supplémentaire | 1 heure par heure supplémentaire |
Exemple : Une salariée d’une entreprise de 25 salariés dispose d’un contingent annuel de 190 heures supplémentaires. Elle a réalisé 200 heures supplémentaires sur l’année qui lui ont été payées avec majoration, soit 10 heures au-delà du contingent.
Ces 10 heures hors contingent ouvrent droit, en plus de la majoration prévue pour les heures supplémentaires, à 1 heure de repos obligatoire par heure dépassée. Elle obtient donc 10 heures de repos obligatoire.
Le salarié dispose d’un délai de 2 mois pour prendre des jours de récupération par journée ou demi-journée dès lors qu’il a cumulé 7 heures de contrepartie obligatoire en repos ou de repos compensateur de remplacement.
Si le salarié ne fait pas de demande, l’employeur doit lui proposer de prendre son repos dans un délai maximum d’un an.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 4 décembre 2025 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Contingent annuel d’heures supplémentaires, Majorations de salaire et repos compensateur de remplacement, Article L3121-30 du code du travail, Article L3121-29 du code du travail, Article L3121-28 du code du travail, Article D3121-18 du code du travail, Article D3121-19 du code du travail, Article D3121-17 du code du travail, Article L3121-38 du code du travail.
Quelle contrepartie pour le travail du dimanche ?
La convention collective des entreprises de propreté et services associés prévoit que les salariés peuvent être amenés à travailler un dimanche en raison du caractère spécifique de la profession.
Dans ce cas, les heures de travail effectuées par le salarié le dimanche sont majorées :
Majoration de 25% pour les heures de travail effectuées normalement le dimanche, conformément au planning et/ou contrat de travail du salarié.
Majoration de 100% pour les heures de travail effectuées exceptionnellement le dimanche, non prévues au planning ni au contrat de travail du salarié.
L’employeur doit aussi veiller à ce que le salarié travaillant le dimanche dispose d'au moins un jour de repos dans la semaine.
À noter : les contreparties accordées pour le travail le dimanche peuvent être différentes de celles accordées en cas de travail un jour férié.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 26 janvier 2026 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.7.4 de la convention collective, Majoration des heures de travail effectuées le dimanche.
Quelles règles pour les jours fériés ?
Certaines fêtes constituent des jours fériés qui peuvent être non travaillés (chômés) ou travaillés et qui sont rémunérés. Dans certains cas, les jours fériés permettent de bénéficier d'un pont. Les modalités d'accomplissement de la journée de solidarité sont fixées par convention ou accord de groupe, d'entreprise ou d'établissement.
Quelles sont les dates des jours fériés ?
Fêtes légales
France métropolitaine et Outre-mer | Alsace-Moselle |
Jour de l'An (1er janvier) | Jour de l'An (1er janvier) |
/ | Vendredi Saint (dans les communes ayant un temple protestant ou une église mixte) |
Lundi de Pâques | Lundi de Pâques |
Fête du Travail (1er mai) | Fête du Travail (1er mai) |
Victoire 1945 (8 mai) | Victoire 1945 (8 mai) |
Jeudi de l’Ascension | Jeudi de l’Ascension |
Lundi de Pentecôte | Lundi de Pentecôte |
Fête nationale (14 juillet) | Fête nationale (14 juillet) |
Assomption (15 août) | Assomption (15 août) |
Toussaint (1er novembre) | Toussaint (1er novembre) |
Armistice 1918 (11 novembre) | Armistice 1918 (11 novembre) |
Noël (25 décembre) | Noël (25 décembre) |
/ | 2e jour de Noël (26 décembre) |
Commémoration de l'abolition de l'esclavage
En plus des fêtes légales nationales, le jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage est un jour férié dans les DROM. La date varie selon le département :
Dom concerné | Date |
Guadeloupe | 27 mai |
Guyane | 10 juin |
Martinique | 22 mai |
Mayotte | 27 avril |
La Réunion | 20 Décembre |
Saint-Barthélemy | 9 octobre |
Saint-Martin | 27 mai |
Autres jours fériés
Certaines commémorations locales ou professionnelles sont également des jours fériés, parmi lesquelles :
Mi-carême dans certains DROM
Saint-Éloi (reconnu jour férié par certaines conventions collectives dans la métallurgie)
Sainte-Barbe (pour les salariés travaillant dans les mines).
Doit-on travailler un jour férié ?
Jours | Règles applicables | ||
1er mai | Obligatoirement non travaillé (chômé) pour tous les salariés. Sauf si la nature de l’activité ne peut pas être interrompue dans l'entreprise (par exemple dans les hôpitaux ou les transports publics). | ||
Autres jours fériés | Peuvent être travaillés ou non travaillés (chômés) cela dépend de ce que prévoit l'accord d’entreprise ou la décision de l’employeur. | ||
Attention : Dans le secteur des entreprises de la propreté, il est interdit de faire travailler les salariés de moins de 18 ans pendant les jours fériés légaux et les dimanches.
Est-on rémunéré durant un jour férié ?
Si le salarié ne travaille pas un jour férié :
La convention collective des entreprises de propreté et services associés, précise que les jours fériés non travaillés (chômés) sont payés si le salarié a 3 mois d'ancienneté minimum.
Lorsque ces jours fériés non travaillés tombent un jour de repos habituel (par exemple le dimanche), la convention collective indique qu'ils ne sont pas payés.
Attention : Ces conditions d'ancienneté et de présence ne sont pas requises pour le 1er mai qui est un jour non travaillé (chômé) et obligatoirement payé pour tous les salariés.
Si le salarié travaille un jour férié :
Les heures de travail effectuées par le salarié un jour férié entrainent une majoration de salaire :
Majoration de 50 % : lorsque le salarié travaille habituellement les jours fériés selon son contrat de travail ou son planning, à l'exception des 1er janvier, 1er mai, 14 juillet et 25 décembre ;
Majoration de 100 % :
lorsque le salarié travaille exceptionnellement un jour férié alors que cela n'est pas prévu par son contrat ou son planning ;
lorsque les heures de travail sont effectuées le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet ou le 25 décembre.
Quelles sont les règles quand il y a un pont ?
L’attribution d’un pont peut être prévue, soit par un accord de groupe, d’entreprise ou d’établissement, soit par une décision unilatérale de l’employeur.
Les heures qui n’ont pas été effectuées en raison du pont peuvent être récupérées dans les 12 mois précédant ou suivant cette interruption de travail. Dans ce cas, aucune majoration de salaire n'est due.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 26 janvier 2026 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.7.5 de la convention collective, Majoration des heures de travail effectuées un jour férié, Article L1251-18 du code du travail, Article L1251-19 du code du travail, Article L1251-20 du code du travail, Article L3164-6 du code du travail, Article L3164-7 du code du travail, Article L3164-8 du code du travail, Article L3133-3-1 du code du travail, Article L3133-3-2 du code du travail, Article L3121-50 du code du travail, Article L3121-34 du code du travail, Article L3121-32 du code du travail, Article L3133-11 du code du travail, Article L3133-10 du code du travail, Article L3133-9 du code du travail, Article L3133-8 du code du travail, Article L3133-7 du code du travail, Article L3133-6 du code du travail, Article L3133-5 du code du travail, Article L3133-4 du code du travail, Article L3133-3 du code du travail, Article L3133-2 du code du travail, Article L3133-1 du code du travail, Article L3133-12 du code du travail, Article L3121-33 du code du travail.
Congés
La convention Propreté prévoit-elle des congés supplémentaires pour ancienneté ?
Votre convention collective ne prévoit pas de congés supplémentaires pour ancienneté.
L'acquisition de ces congés peut être prévue par :
un accord d’entreprise
un usage dans l’entreprise
un contrat de travail.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 1er mars 2026 (licence Etalab 2.0).
Quels congés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès) ?
Le salarié bénéficie, sans condition d’ancienneté, de congés à l’occasion de certains événements familiaux. Ils n'entraînent aucune diminution de la rémunération du salarié.
La durée de ces congés dépend de l’événement familial concerné.
À noter : Cette liste contient tous les événements familiaux donnant droit à un congé. Ce congé est accordé soit par le Code du travail, soit par votre convention collective.
Si un événement n’y figure pas, cela signifie qu’aucune absence spécifique n’est prévue pour cet événement.
Congé de naissance
Naissance d'un ou plusieurs enfants : 3 jours
Cette période de congés commence à courir, au choix du salarié :
soit le jour de la naissance de l’enfant ;
soit le premier jour ouvrable qui suit.
Ces jours d'absence bénéficient au père, au conjoint ou au concubin de la mère ou à la personne liée à elle par un Pacs.
Attention : Ils ne se cumulent pas avec les congés accordés pour ce même enfant dans le cadre du congé maternité.
Congé pour adoption
Adoption d'un enfant : 3 jours
Le salarié peut bénéficier d'un congé d'une durée de 3 jours pour l'arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption.
Congé pour mariage ou Pacs
Mariage ou conclusion d'un PACS du salarié : 4 jours
À noter : Ce congé pour mariage est accordé qu’il s’agisse d’un premier mariage ou d’un remariage.
Mariage d'un enfant : 1 ou 2 jour
La Convention collective des Entreprises de propreté permet au salarié de bénéficier d'un ou 2 jours (après 6 mois d'ancienneté) de congés à l'occasion du mariage d'un enfant.
À noter : Le congé pour mariage d’un enfant n’est pas accordé au conjoint qui n'a pas de lien de parenté direct avec l'enfant qui se marie (exemple : mariage d'un enfant de son conjoint).
Congé pour rentrée scolaire
Rentrée scolaire : 1 jour
La Convention collective des Entreprises de propreté permet au salarié de bénéficier d'un jour de congé à l'occasion de la première rentrée scolaire de leur enfant.
Congé pour décès
Décès d’un enfant | Jours | |
Cas général | 12 jours | |
Enfant âgé de moins de 25 ans | 14 jours | |
Enfant lui-même parent (peu importe l’âge) | 14 jours | |
Personne âgée de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié | 14 jours | |
À noter : le salarié a droit, en plus, à un congé de deuil de 8 jours en cas de décès de son enfant âgé de moins de 25 ans ou d'une personne âgée de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente. Ce congé de deuil peut être pris dans un délai d'un an à compter du décès de l'enfant.
Décès d’autres membres de la famille | Jours | |
Décès du père ou de la mère | 3 jours | |
Décès d’un frère ou d’une sœur | 3 jours | |
Décès du conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un Pacs | 3 jours | |
Décès du beau-père ou de la belle-mère | 3 jours | |
Décès d'un grand-parent | 1 jour (après 6 mois d'ancienneté) | |
Décès d'un petit-enfant | 1 jour (après 6 mois d'ancienneté | |
À noter :
Par « beau-père » ou « belle-mère », il faut comprendre les parents du conjoint marié au salarié. En effet, le salarié doit être marié. C’est-à-dire que le décès d’un parent d’un concubin ou d’un partenaire de Pacs n’ouvre pas droit au congé pour décès d’un beau-parent ;
En outre, si, par exemple, la mère du salarié s’est remariée, en cas de décès de son second mari, le salarié ne bénéficie pas d’un congé pour décès du beau-parent.
Concrètement, cela veut dire que le salarié ne peut pas prétendre à une autorisation d'absence rémunérée dans ces hypothèses.
Congé pour enfant malade
Durée prévue par la convention collective
La Convention collective des Entreprises de propreté permet au salarié de bénéficier de 4 jours de congés pour soigner un enfant malade de moins de 12 ans, dont l'état a été médicalement constaté. Ce congé est rémunéré à 50 %.
Durée prévue par la loi
Le salarié bénéficie d'un congé pour enfant malade, non rémunéré, en cas de maladie ou d'accident, constatés par certificat médical, d'un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge. La durée de ce congé est égale à 3 jours par an.
Elle est portée à 5 jours dans les cas suivant :
l'enfant est âgé de moins d'un an ;
le salarié assume la charge de 3 enfants ou plus âgés de moins de 16 ans.
À noter : Un salarié « beau-parent » d'un enfant peut bénéficier d'un congé pour enfant malade s'il en a la charge.
Congé pour handicap ou maladie grave chez un enfant
Congé pour handicap ou maladie grave chez un enfant : 10 jours
À l'annonce de la survenue d'un handicap ou d'une maladie grave chez un enfant, le salarié bénéficie d'un congé de 10 jours.
Modalités de prise des congés
Pour bénéficier de ces congés à l’occasion de certains événements familiaux, le salarié doit :
Informer son employeur et justifier la survenance de l’événement, par tout moyen ;
Prendre le congé dans sa totalité et dans une période raisonnable autour de l’événement.
À noter : sauf pour le congé de naissance qui doit être pris, au choix du salarié, soit le jour de la naissance de l’enfant, soit le premier jour ouvrable qui suit.
Ne pas être déjà absent.
À noter : sauf pour le congé de naissance (exemples : congés payés, autre congé pour événements familiaux).
Ces congés sont assimilés à du temps de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel. Ils s’ajoutent aux congés payés annuels.
En principe, les journées d’absence se décomptent en jours ouvrables. Seront donc pris en compte tous les jours de la semaine, à l’exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l’entreprise.
Par exemple : le salarié qui se marie a droit à 4 jours de congés. S’il se marie un vendredi, les jours d’absence au titre de cet évènement peuvent être ainsi décomptés : le jeudi qui précède, le vendredi jour de l’évènement, le samedi et le lundi suivant.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 15 juin 2026 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.8.4, Article 4.8.5, Article 4.10.3, Article L1225-61 du code du travail, Article L3142-5 du code du travail, Article L3142-3 du code du travail, Article L3142-1-1 du code du travail, Article L3142-2 du code du travail, Article L1225-35-1 du code du travail, Article L3142-1 du code du travail, Article L3142-4 du code du travail, Cour de cassation, Chambre sociale, du 20 juin 1984, 81-40.286, Publié au bulletin, Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 décembre 1998, 96-43.323, Publié au bulletin, Cour de Cassation, Chambre sociale, du 27 septembre 2006, 04-46.708, Inédit, FICHE QUESTION (assemblee-nationale.fr), FICHE QUESTION (senat.fr).
Arrêt maladie et maternité
Le salaire est-il maintenu pendant un arrêt maladie ?
Le salaire du salarié est maintenu en cas d'arrêt maladie dans les conditions suivantes.
1. Conditions pour avoir droit au maintien de salaire
Pour bénéficier du maintien de salaire, le salarié doit :
Justifier son arrêt de travail dans les 3 jours, sauf situation imprévisible et insurmontable ;
Être affilié au régime général de la sécurité sociale ;
Etre soigné sur le territoire français ou dans l'un des pays de l'Union européenne. Les salariés détachés sur ordre de l'entreprise dans un pays étranger n'appartenant pas à l'Union européenne seront considérés comme soignés sur le territoire français.
2. Montant du maintien de salaire
Le salarié a droit au maintien de salaire suivant :
À partir de 12 mois d'ancienneté : 30 jours à 90 % de la rémunération brute, 30 jours aux 2/3 ;
Après 6 ans d'ancienneté : 40 jours à 90 %, 40 jours aux 2/3 ;
Après 10 ans d'ancienneté : 50 jours à 90 %, 50 jours aux 2/3 ;
Après 15 ans d'ancienneté : 60 jours à 90 %, 60 jours aux 2/3 ;
Après 20 ans d'ancienneté : 80 jours à 90 %, 80 jours aux 2/3 ;
Après 25 ans d'ancienneté : 90 jours à 90 %, 90 jours aux 2/3 ;
Après 30 ans d'ancienneté : 100 jours à 90 %, 100 jours aux 2/3.
Ces indemnités sont calculées après déduction des allocations pouvant être versées par la Sécurité sociale et les régimes complémentaires de prévoyance. Le salarié ne peut pas recevoir un montant supérieur à la rémunération nette qu'il aurait perçue s'il avait continué à travailler.
La rémunération à prendre en considération est le salaire brut de référence déclaré pour le calcul des indemnités journalières de la Sécurité sociale, adaptée en cas d'augmentation conventionnelle du salaire.
À noter : Pour la détermination du droit à l'indemnisation, il faut prendre en compte l'évolution de l'ancienneté au cours de l'absence.
Lors de chaque arrêt de travail, l'indemnisation commence le 8ème jour d'absence (7 jours de carence). En cas d'arrêt suite à une maladie professionnelle ou à un accident du travail, l'indemnisation est versée dès le premier jour de l'absence.
Attention : Il sera tenu compte, lors de chaque arrêt, des indemnités versées au cours des 12 derniers mois. Si plusieurs absences pour maladie ou accident ont été indemnisées au cours de ces 12 mois, la durée de l'indemnisation ne dépasse pas celle applicable ci-dessus.
3. Particularités pour les ETAM
Pour les employés administratifs, les techniciens et les agents de maîtrise (administratif ou d'exploitation), l'indemnisation commence à partir du 4ème jour d'absence (3 jours de carence) et dès le 1er jour d'absence en cas d'arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.
4. Particularités pour les cadres
Les cadres ont droit au maintien de salaire suivant :
De 1 à 10 ans d'ancienneté : maintien du salaire pendant 70 jours ;
Plus de 10 ans d'ancienneté : maintien du salaire pendant 90 jours.
Ces indemnités sont versées à compter du 1er jour d'absence. Elles tiennent compte lors de chaque arrêt des indemnités versées au cours des 12 derniers mois précédents.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 14 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Texte de référence : Article 4.9.1 de la convention collective.
Le salaire est-il maintenu pendant le congé de maternité ?
Lorsqu'une salariée part en congé maternité, cette dernière a droit à des indemnités journalières de sécurité sociale venant indemniser la période durant laquelle elle ne peut plus travailler. Certaines conventions collectives prévoient également un maintien de salaire versé par l’employeur. Si le maintien est à 100%, dans ce cas, les deux mécanismes ne sont pas cumulables. Si le maintien est inférieur à 100%, le pourcentage de rémunération restant est indemnisé par les indemnités de Sécurité sociale.
Maintien de salaire
La salariée en congé maternité, qui a au moins 2 ans d'ancienneté, bénéficie du maintien de son salaire après déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale, pendant 8 semaines.
Si la salariée ne respecte pas la condition d’ancienneté, elle n’a pas droit au maintien de salaire versé par l’employeur mais aura potentiellement droit aux indemnités journalières de Sécurité sociale si elle respecte ses conditions d’octroi.
Indemnités journalières
Conditions d’ouverture des droits aux indemnités journalières de Sécurité sociale
Pour être indemnisée, la salariée doit remplir les conditions suivantes :
Etre affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date présumée de l'accouchement ;
cesser son activité professionnelle pendant au moins 8 semaines ;
avoir :
soit travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt,
soit travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant l’arrêt de travail,
soit cotisé, au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 1 015 fois le montant du Smic horaire fixé au début de cette période,
soit cotisé, au cours des 12 mois civils précédant l’arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 2030 fois le montant du Smic horaire fixé en début de période.
Exemple : Le congé débute le 1er janvier 2026. Le droit aux indemnités journalières est ouvert si :
vous étiez déjà affiliée à la Sécurité sociale avant le 1er juillet 2025 ;
et vous avez travaillé :
soit au moins 150 heures entre le 1er octobre 2025 et le 31 décembre 2025 ;
soit au moins 600 heures entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025.
ou vous avez cotisé :
soit entre le 1er juillet 2025 et le 31 décembre 2025, sur la base d'une rémunération au moins égale à 12 200,3 € (1 015 x 12,02 € le montant du SMIC horaire brut au 1er janvier 2026) ;
soit entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025 sur la base d’une rémunération au moins égale à 24 400,6 € (2 030 x 12,02 € le montant du SMIC horaire brut au 1er janvier 2026).
Montant
La CPAM verse des indemnités journalières, dont le montant est fixé selon les étapes de calcul suivantes :
Calcul du salaire journalier de base : somme des 3 derniers salaires bruts perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par 91,25.
Montant maximal du salaire journalier de base : le salaire pris en compte ne peut pas dépasser le plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt (soit 4 005 € par mois en 2026, ou 3 925 € en 2025).
Taux forfaitaire appliqué par la CPAM : la CPAM retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21 %.
Montant minimal et montant maximal des indemnités journalières : le montant ne peut pas être inférieur à 11,12 € ni supérieur à 104,02 € par jour.
Versement
Les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours.
Pour en savoir plus sur la durée du congé maternité, consultez cette page.
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 6 janvier 2026 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article 4.8.2 de la convention collective, Sous-section 3 : Autorisations d'absence et congé de maternité. (Articles L1225-16 à L1225-28), Chapitre 3 : Droit aux prestations (maladie, maternité, invalidité, décès) (Articles L313-1 à L313-6), Section 3 : Prestations en espèces (Articles L331-3 à L331-7), Chapitre 3 : Droit aux prestations (maladie, maternité, congé de paternité, invalidité, décès). (Articles R313-1 à R313-17), Section 3 : Prestations en espèces. (Articles R331-5 à R331-7).
Fin de contrat et départ à la retraite
Quelle indemnité pour un départ à la retraite ?
Quand le salarié part à la retraite, il a droit à une indemnité.
Il faut néanmoins distinguer le départ volontaire du salarié à la retraite et la mise à la retraite du salarié à l'initiative de l'employeur.
À noter : lorsque le salarié part à la retraite, il doit respecter un préavis. Un simulateur vous permet de calculer la durée du préavis.
Le salarié demande sa retraite
La convention collective des entreprises de propreté prévoit l’indemnité de départ à la retraite suivante, pour les salariés qui ont au moins 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise :
Ancienneté du salarié | Montant de l’indemnité |
10 ans minimum et moins de 15 ans | 0,5 mois de salaire |
15 ans minimum et moins de 20 ans | 1 mois de salaire |
20 ans minimum et moins de 30 ans | 1,5 mois de salaire |
À partir de 30 ans | 2,5 mois de salaire |
Base de calcul
Le salaire pris en compte pour calculer l’indemnité, appelé salaire de référence, est, selon ce qui est le plus avantageux pour le salarié :
Soit le 12ème de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ;
Soit le tiers de la rémunération brute des 3 derniers mois en prenant en compte proportionnellement toute prime ou autre élément de salaire annuel ou exceptionnel qui aurait été versé au cours de cette période.
Exemple : si le salarié perçoit une prime annuelle de 550 €, son salaire de référence est augmenté de 137,50 € (550 / 12 x 3).
L'employeur met d'office à la retraite
La convention collective des entreprises de propreté prévoit une indemnité de mise à la retraite inférieure au montant légal.
Dans ce cas, c’est l’indemnité de mise à la retraite prévue par le Code du travail qui s’applique :
Ancienneté du salarié | Montant de l’indemnité |
Tranche jusqu’à 10 ans | ¼ de mois de salaire par année d'ancienneté |
Tranche à partir de 11 ans | ⅓ de mois de salaire par année d'ancienneté |
Base de calcul
Le salaire pris en compte pour calculer l’indemnité, appelé salaire de référence, est, selon ce qui est le plus avantageux pour le salarié :
Soit le 12ème de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ;
Soit le tiers de la rémunération brute des 3 derniers mois en prenant en compte proportionnellement toute prime ou autre élément de salaire annuel ou exceptionnel qui aurait été versé au cours de cette période.
Exemple : si le salarié perçoit une prime annuelle de 550 €, son salaire de référence est augmenté de 137,50 € (550 / 12 x 3).
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 27 février 2024 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Indemnité de licenciement, Indemnité de départ et mise à la retraite, Article L1237-6 du code du travail, Article L1237-7 du code du travail, Article L1237-8 du code du travail, Article L1237-9 du code du travail, Article L1237-10 du code du travail, Article L1237-5-1 du code du travail, Article L1237-5 du code du travail, Article L3123-5 du code du travail, Article R1234-2 du code du travail.
Quel est le montant de l'indemnité de fin de CDD ?
La convention ne prévoit pas de règle particulière sur ce point : ce sont les règles du Code du travail qui s'appliquent.
Voir la règle du Code du travail
Principe
Le salarié a droit à une indemnité de fin de contrat (dite "prime de précarité") lorsque le CDD arrive à son terme. Toutefois, dans certains cas, l'indemnité n'est pas versée.
Cas où le salarié ne perçoit pas l'indemnité
L'indemnité de fin de contrat n'est pas due dans les cas suivants :
Embauche en CDI à l'issue du CDD (y compris lorsque le CDD a été renouvelé) ;
Refus d'un CDI proposé au salarié pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente ;
En cas de rupture anticipée du contrat due à l'initiative du salarié ;
Faute grave ;
Force majeure ;
CDD d'usage ;
(Pour en savoir plus sur le CDD d’usage, consultez cette page)
Contrat aidé (contrat unique d'insertion (CUI) - Parcours emploi compétences (PEC), contrat de professionnalisation, contrat d'apprentissage) sauf si une convention collective prévoit le contraire ;
Contrat pour lequel l'employeur s'est engagé à assurer un complément de formation professionnelle au salarié ;
Contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires ;
Contrat saisonnier.
Montant
L'indemnité de fin de contrat est égale au minimum à 10 % de la rémunération brute totale versée durant le contrat.
Important : Toutefois, ce pourcentage peut être limité à 6 % par une convention ou un accord collectif de branche étendu (ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement). Dans ce cas, des contreparties doivent être offertes au salarié, notamment sous la forme d'un accès privilégié à la formation professionnelle (action de formation, bilan de compétences).
Source : Code du travail numérique (ministère du Travail), réponse mise à jour le 2 octobre 2023 (licence Etalab 2.0).
Textes de référence : Article L1243-8 du code du travail, Article L1243-10 du code du travail, Article L1243-4 du code du travail, Article L1243-9 du code du travail.
D'autres questions sur cette convention (CDD, congé de maternité, retraite…) : réponses du Code du travail numérique.
Textes de référence
Texte intégral et à jour sur Légifrance : convention collective IDCC 3043.
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Texte de base
- Convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011applicable depuis le 1er août 2012 · en vigueur, étendue · Etendue par arrêté du 23 juillet 2012 JORF 28 juillet 2012
Derniers accords sur les salaires
- Avenant n° 27 du 18 décembre 2025 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classifications et aux salairesapplicable depuis le 1er avril 2026 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 24 février 2026 JORF 5 mars 2026
- Avenant n° 26 du 5 mars 2025 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classificationsapplicable depuis le 1er juin 2025 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 29 avril 2025 JORF 3 mai 2025
- Avenant n° 25 du 18 octobre 2023 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classificationsapplicable depuis le 1er janvier 2024 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 26 décembre 2023 JORF 28 décembre 2023
- Avenant n° 24 du 26 octobre 2022 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classificationsapplicable depuis le 1er février 2023 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 2 janvier 2023 JORF 19 janvier 2023
- Avenant n° 23 du 31 mai 2022 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classificationsapplicable depuis le 1er août 2022 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 18 juillet 2022 JORF 22 juillet 2022
- Avenant n° 22 du 18 novembre 2021 à l'accord du 25 juin 2002 relatif aux classificationsapplicable depuis le 1er avril 2022 · en vigueur, étendue · Etendu par arrêté du 3 mars 2022 JORF 10 mars 2022
Calculs et outils
- Calculateur brut en netVotre salaire net à partir du brut de votre fiche de paie ou de votre contrat.
- Indemnité de licenciementLe minimum légal selon l'ancienneté ; la convention peut prévoir plus.
- Rupture conventionnelleL'indemnité spécifique de rupture et le net à recevoir.
- Congés payés et RTTVos jours de congés acquis et restants.
Salaires des métiers de cette convention
Information donnée à titre indicatif : seul le texte officiel publié sur Légifrance fait foi. Un accord d'entreprise, d'établissement ou de groupe peut prévoir d'autres règles sur ces sujets, et votre contrat de travail peut être plus favorable. En cas de doute, rapprochez-vous des services de renseignement en droit du travail (DREETS) ou d'un conseil.
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